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Paroles

Dimanche 9 octobre 2005

Il t'a regardé
Puis il m'a souri
Depuis si longtemps
Il n'avait rien dit

Y avait presque un siècle
Qui vous séparait
Le long de sa joue
Une larme coulait

Il t'a pris au bout de ses bras
Dans un éclat de rire
Toi, bébé, tu as pris son doigt
Comme pour le retenir

Puis il t'a parlé
De cette vie passée
Il t'a raconté
La tienne qui commençait

Toutes tes colères
Toutes tes peines, tes joies
Tes plus belles guerres
Celles que l'on ne gagne pas

Et puis ses yeux se sont posés
Doucement sur chacun,
Et chacun de nous y lisait
Quelques mots pour demain

Vivre pour pouvoir revivre
C'est là ton seul devoir
Celui de dire pour rester libre,
Celui de ta mémoire

Ses yeux chantaient merci, merci,
J'ai plus peur de partir

Et puis vient Céline,
Celle qui aimait tant
Elle n'aimait que lui
Depuis soixante-deux ans

Il la regardait,
Pas besoin de mots,
Ses yeux lui disaient
Ne tarde pas trop...

Paroles: Patrick Bruel. Musique: David Moreau   1999  "Juste avant"
© 14-Productions

Si vous n'arrivez pas à écouter le morceau ici, rendez-vous dans la colonne LIENS (à gauche)
Par Céline
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Mardi 25 octobre 2005

Mais uma cançào pra vocé
Pra te dizer que estare sempre aqui
Que o tempo pode passar
As em embranças vas ficar
Vas cantaremos mas uma vez...
Saudades.

Elle était coincée là depuis trois ou quatre mois,
Une sale histoire, je crois.
Elle aurait bien craqué pour une histoire d'amour,
En échange d'un billet de retour.

Elle jouait au poker avec deux, trois dockers,
Dans un café de Belem.
Elle m' cherchait du regard comme s'il était trop tard,
Comme si personne voulait rien voir.

DÉCALÉ,
isso nào fas mal
DÉCALÉ,
eu tambem toma, décalé moin

Dans ce vieux piano bar, elle chantait tous les soirs.
Ici tout l' monde l'appelait : "la star"
Elle m'a raconté son histoire, mytho ascendant bobards,
Mais moi, j' faisais semblant d'y croire.

Elle avait si souvent dû laisser sa tendresse
A de mauvaises adresses.
Elle ne regrettait rien, elle le criait si bien,
Rien de rien.

DÉCALÉ,
isso nào fas mal
DÉCALÉ,
eu tambem toma, décalé moin

Les verres de cachaça nous donnaient du courage.
On faisait les malins pour pas rester trop sage.
A l'aube on s'est perdus, je l'ai jamais revue.
Je l'ai jamais revue...

DÉCALÉ,
isso nào fas mal
DÉCALÉ,
eu tambem toma, décalé moin

Mais uma conçao pro vocé
Pra te dizer que estare sempre aqui
Que o tempo pode passar
As em embranças vas ficar
Vas cantaremos mas uma vez...


Paroles et musique: Patrick Bruel

 

Par Céline
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Vendredi 28 octobre 2005

J'te mentirais Si j'te disais qu' j'y ai pas pensé
Si j'te disais qu' j'ai pas voulu Retenir le nom de sa rue
Si j'te disais,
Mon amour, que j'ai rien senti,
Rien entendu de ces non-dits
Qu'à ses silences, j'ai pas souri
J'te mentirais J'te mentirais

Vite, je tombe Est-ce que tu m' regarderas ?
Est-ce que tu seras en bas Pour m'emmener là où je n' sais pas
Là où je n' vais pas ?
Alors, vite, je tombe Comme un pantin sans fil
Trop libre et trop fragile
Je cherche ta main dans les nuages Pour chasser son image

J'te mentirais Si j'te disais au fond des yeux
Que tes larmes ont tort de couler Que cette fille ne fait que passer
J'te mentirais Et pourtant moi, j' me suis menti
De nous croire tellement à l'abri
De nous voir plus fort que la vie
Mais ces choses-là On ne les sait pas

Vite, je tombe Est-ce que tu seras en bas ?
Est-ce que tu m'attendras Pour m'emmener là où je n' sais pas,
Pour me ramener vers toi ?
Alors, vite, je tombe comme un pantin sans fil
Notre histoire qui défile
Je cherche ta main dans les nuages Pour pas tourner la page

J'te mentirais Mais à qui d'autre pourrais-je le dire
Sans cette fois vraiment te trahir ? Le silence est parfois pire

Vite, je tombe Est-ce que tu seras en bas ?
Est-ce que tu m'ramasseras Pour m'emmener là où je n' sais pas,
Pour me rammener vers toi ?
Alors, vite, je tombe Comme un oiseau voleur
Touché là, en plein cœur Et qui se demande encore pourquoi
Il est passé par là.


Retrouvez le morceau ici 
Par Céline
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Samedi 19 novembre 2005

On m'avait dit : "Te poses pas trop de questions.
Tu sais petit, c'est la vie qui t' répond.
A quoi ça sert de vouloir tout savoir ?
Regarde en l'air et voit c' que tu peux voir."

On m'avait dit : "Faut écouter son père."
Le mien a rien dit, quand il s'est fait la paire.
Maman m'a dit : "T'es trop p'tit pour comprendre."
Et j'ai grandi avec une place à prendre.

Qui a le droit, qui a le droit,
Qui a le droit d' faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C' que disent les grands ?

On passe sa vie à dire merci,
Merci à qui, à quoi ?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment.

On m'avait dit que les hommes sont tous pareils.
Y a plusieurs dieux, mais y' a qu'un seul soleil.
Oui mais, l' soleil il brille ou bien il brûle.
Tu meurs de soif ou bien tu bois des bulles.

A toi aussi, j' suis sur qu'on t'en a dit,
De belles histoires, tu parles... que des conneries !
Alors maintenant, on s' retrouve sur la route,
Avec nos peurs, nos angoisses et nos doutes.

Qui a le droit, qui a le droit
Qui a le droit d' faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C' que disent les grands ?

On passe sa vie à dire merci,
Merci à qui, à quoi ?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment.

Pour écouter le duo Patrick Bruel / Ana Torroja, cliquez ici
Par Céline
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Vendredi 2 décembre 2005



L'an dernier pb et sa femme amanda avaient ecrit un texte magnifique pour le téléthon:

Si un arc-en-ciel
Tombait du ciel
Demain

J'lui prêterais mes ailes
Pour qu'il t'élève
Plus loin

Si cet arc-en-ciel
Colore tes rêves
Enfin

Je croirais au ciel
Oui, pour une heure
Au moins

Mais si l'arc-en-ciel
Se perd sur le
Chemin

S'il n'y a pas de soleil
Que des perles de
Chagrin

Je t'offre mes aquarelles
Que tu dessines
Le tien

Je t'offre mes sommeils
Et mes rêves et
Ma main

Et les mots s'emmêlent
Quand tu m'appelles
De loin

Ton corps en porcelaine
Si fort contre
Le mien

Quand ton courage balaye
Mes joues d'un r'vers
De main

Tu me parles de demain
J'sais plus qui est
L'gamin

Paraît que la vie est belle
Qu'il faut y croire
Au moins

Je rêve de galipettes
De pieds de nez au
Destin

Si un arc-en-ciel
Passait de mains
En mains

Je croirais au ciel
Oui, pour une heure
Au moins

 

Paroles : Patrick Bruel / Amanda Sthers
Musique : Patrick Bruel

Par Céline
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